L’Odyssée d’Abe (1997)

Salut à tous, aujourd’hui, on revoit un jeu vidéo excellentissime, sorti sur PS1 (et PC) en 1997 et qui a marqué l’enfance de cet enfant innocent que j’étais, traînant tristement dans les rues de New York assis devant ma télé, manette en main. Ce jeu est L’Odyssée d’Abe, jouable surUbuntu grâce à PCSX.

Pour la petite histoire, l’Odyssée d’Abe a été développé par Oddworld Inhabitants et édité par GT Interactive. Le jeu est sorti en septembre 1997 sur PS1. Les développeurs ont réussi à créer un jeu magnifique, autant au niveau des graphismes que du scénario, critique de la société de consommation. Leur travail se poursuivra avec le second volet, encore plus réussi que le premier, l’Exode d’Abe, sorti en 1998.

Scénario de L’Odyssée d’Abe

Un des points forts de ce jeu est son intrigue rodée, plus qu’originale, et qui change des plombiers drogués au champignons qui se battent contre des tortues.

Le jeu raconte l’histoire d’Abe, esclave Mudokon (les Mudokons étant ces créatures bleues ou vertes, maigres et chauves, aux yeux énormes.)

Le sex-appeal d’une mante religieuse morte…

Abe travaille à Rupture Farms, plus grosse usine de production de viande d’Oddworld (littéralement monde étrange). Il est, comme tous les autres Mudokons, esclave des Glukkons, créatures sans bras, représentés comme des hommes d’affaires que seul intéresse le profit, et qui ont l’air très sympathiques.

Seulement, il y a un problème. Les Glukkons ont déjà exterminé plusieurs espèces endémiques en exploitant leur viande et celles qui subsistent (les Paramites et les Scrabs) se vendent mal. Mais le patron, Molluck, reste confiant, et dévoile à ses collaborateurs un nouveau projet, le New’n tasty, fait à partir d’un nouvel ingrédient à portée de main (façon de parler, ils ont pas de bras) : le Mudokon.

Abe est témoin de la scène, et, n’étant pas très chaud à l’idée de finir dans un cake, décide de s’évader. Sa tête est mise à prix, et il sera en danger de mort durant tout le jeu. Le joueur devra aider Abe à s’évader de Rupture Farms, puis le guider dans un voyage initiatique où il découvrira son véritable destin, à savoir sauver les autres Mudokons. Abe retourne ensuite à Rupture Farms, pour accomplir son destin, et détruire l’usine. Il croisera en chemin des amis, (les autres Mudokons), et des ennemis : les Sligs (hommes de main des Glukkons, armés de mitraillettes), et tout un tas de créatures carnivores….

Même s’il en a l’air, le Slig n’est pas un allié…

Le but du jeu est de sortir vivant de tous les niveaux, et parallèlement de sauver au moins 50 Mudokons sur les 99 présents dans l’usine. L’Odyssée d’Abe est donc prévue pour avoir deux fins, en fonction qu’on ait sauvé ou non 50 Mudokons à la fin du jeu (je ne vous révélerai d’ailleurs aucune des deux).

Jouabilité

Les graphismes sont d’une excellente qualité, surtout pour l’époque de la PS1. Les cinématiques en sont un parfait exemple, celle du début nous immerge immédiatement dans l’univers sombre de Rupture Farms. Les décors varient en fonction des niveaux, et permettent un vrai renouvellement de l’expérience de jeu, bien qu’elle reste la même à la base, celle d’un jeu de plates-formes 2D.

Le jeu alterne et mélange plusieurs phases de jeu, à savoir l’évolution simple dans l’environnement (on marche, on saute, on actionne des leviers…), la survie (les moments où il faudra simplement courir sans se soucier d’où on va), et la réflexion (croyez-moi, si vos neurones ont du mal à fonctionner, vous n’arriverez pas à grand chose).

Il n’y a pas de barre de vie, et Abe mourra immédiatement lorsqu’on lui tirera dessus. Mais le nombre de vies étant illimité, ce n’est pas un problème.

L’intelligence artificielle est très développée, et va au-delà de la simple différenciation ami-ennemi. La technologie Gamespeak, encore une fois innovante pour l’époque, permet de faire discuter les personnages grâce à une palette de répliques. Une grande partie du jeu est basée là-dessus, car pour emmener les Mudokons à sauver aux portails d’où ils pourront s’évader, il faut leur donner l’ordre de suivre Abe. Celui-ci peut donc parler avec les Mudokons, siffler pour réciter un mot de passe. Il peut même péter ! Si, si, je vous le jure.

Vous : Oui, mais Abe, il a pas d’armes, et tout le monde veut le tuer. C’est chiant. Pas envie d’y jouer, moi.

J’allais y venir, c’est bon ! L’un des points les plus importants, (bon, après les pets), est l’envoûtement. Abe a ce pouvoir qui lui permet d’ouvrir des portails pour téléporter les Mudokons, et, surtout de prendre le contrôle des Sligs, qui, eux, ont des fusils. On pourra donc en posséder un pour en tuer un autre, ou simplement pour le forcer à se suicider. Si vous voulez tout savoir, dans le second volet intitulé l’Exode d’Abe, on pourra contrôler les pets et les faire exploser.

Le seul vrai point négatif est le système de sauvegarde. Bien que, comme dit plus haut, le nombre de vies est illimité, lorsqu’on meurt, ce qui arrive souvent, on est obligé de recommencer à un point de contrôle souvent situé au début du niveau, nous forçant à refaire tout ce qu’on avait déjà fait précédemment. Ce point négatif n’en est pas vraiment un, il force la persévérance, mais il augmente considérablement la difficulté. Le second volet intègre un système de Quicksave, permettant de se retrouver à un endroit précis (celui du Quicksave) lorsque l’on est tué.

Mon humble avis

L’Odyssée d’Abe est l’un de mes jeux préférés sur PS1, et j’y joue encore sur mon PC avec PCSX. Si parfois, un niveau m’a posé de réels problèmes, j’ai réussi à le terminer sans trop m’arracher de cheveux. Le jeu n’a pas vieilli en plus de 15 ans, et reste aussi beau et aussi jouable, les personnages sont attachants. Je le conseille donc de vive voix (enfin, de vif clavier).

Si vous possédez une copie physique du jeu (ce qui est évidemment le cas), vous pouvez trouver des ISOs du jeu ici.

Plus

La cinématique d’introduction du jeu

2 réflexions sur “L’Odyssée d’Abe (1997)

  1. Salut,

    Juste pour partager mes jeux préférés sur PS1:
    * SoulBlade (SoulEgde) dont est tiré en majorité la suite SoulCalibur
    * Crash Team Racing (CTR) le jeux de kart qui donne de l’adrénaline, avec un mode histoire, un vrai contrairement à d’autre jeux de la même catégorie, et le mode combat …

    • Salut, et merci pour ces jeux, je pense les tester dès que j’aurais le temps, grâce à la magie du téléchar… de l’achat d’occasion. Mais d’abord il faut que je termine Legacy of Kain, le meilleur jeu de l’univers, au bas mot, avec ses suites.

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